Frédérique Marteau s'est
prêtée au jeu de l'interview...
mené par son ami, le romancier Nicolas Herson-Macarel, qui
s'essayait ainsi à cet exercice original.
Nicolas Herson-Macarel :
Frédérique, quels sont les thèmes
privilégiés qui conduisent ton inspiration ?
Frédérique Marteau :
Les esprits du désert... l’immensité
des
étendues désertiques,
l’envoûtement de
l’infini, la grandeur des espaces m’ont
projetés
dans une création interprétée et
imaginée
au service de la rencontre de silhouettes mystérieuses,
seules
ou groupées devant l’éternel.
Autre thème, les abstractions... issues de
l’observation concrètes d’espaces
proposés
dans l’environnement, parfois dessinés, parfois
issus
d’espaces écoutés, parfois les deux
mélangés, pour donner une impulsion
créatrice
nouvelle qui ferra fi de la narration pour ne retenir que la
matière, les contrastes, les couleurs, les rythmes, les
émotions.
Enfin, les nus. Le corps est source de tout. J’y trouve la
beauté, la grandeur, la sensualité, le
rêve.
NHM :
Quelle est ta perception artistique des couleurs ?
FM :
Eléments majeurs de ma peinture, je les décline
sous
toutes leurs formes. Ne souhaitant pas les avoir toutes
simultanément, je les aborde à tour de
rôle. Mais
lorsqu’il est temps de jouer avec les gris, elles seront
toutes
là. Les gris seront eux aussi « fait maison
».
Quand les blancs sont à l’honneur, ils sont
couleurs, bien
qu’on leurs prête souvent la réputation
de ne pas en
être.
NHM :
La technique a-t-elle finalement une importance ?
FM :
Oui, car j’utilise la peinture à l’huile
pour
réaliser mes toiles. Ma préférence va
vers cette
technique parce qu’elle dégage de somptueuses
couleurs, au
fur et à mesure de la superposition des couches de peinture.
Aussi parce que cette technique est lente, que la peinture est
intemporelle et que cette lenteur me va bien ! Je travaille le plus
souvent au couteau.
Mais J’aime aussi travailler l’encre de Chine, pour
sa
fluidité, sa respiration, son intemporalité. Je
la
travaille sur papier pour réaliser mes nus.
NHM :
Une question assez traditionnelle consite à demander quels
sont
les projets de l'artiste... alors, Frédérique ?
FM :
Et bien, tous les dimanches je suis au Marché de la
Création, Boulevard Montparnasse et je
participerai, comme
chaque année, à de nombreuses expositions...
Sur un plan plus artistique, je suis en projet de petites sculptures
abstraites, en recherche de nouvelles compositions, de nouveaux
rythmes... sans oublier des publications dans des revues
d’art.
NHM :
Lorsque j'étais enfant, j'écrivais
déjà
-maladroitement- des romans... ta passion était-elle
également précoce et comment a-t-elle
évoluée ?
FM :
Oui, lorsque j'étais toute petite je jouais avec la
peinture.
Puis j’ai regardé, fascinée, mon
grand-père
réaliser quelques reproductions à la peinture
à
l’huile. Je suis entrée dans des ateliers ou
j’ai
très rapidement appris la technique de l’huile.
Après quelques années j'ai fait
l’école
supérieur des Arts appliqués Duperré
à
Paris. Puis de la décoration, un travail de
coloriste, de
l’informatique, et à nouveau des expositions dont
les
Artistes Français en 1997, le salon des
Réalités
Nouvelles en 1998, le salon d’art contemporain à
Berlin en
1998, La galerie de la Bièvres à Paris en 1999,
«
The galery » Paris en 2000, 2001, 2002, La galerie Rive
Gauche et
Linéart à Gand,en 2002, le Salon d’art
contemporain
à Hong Kong en 2002, La galerie Tourgéville
à
Deauville en 2003, Art Metz en 2003, la galerie Lacydon à
Marseille en 2004...
NHM :
Ouf ! Voilà un programme qui ne laisse pas trop de place
à la création pure !
FM :
Si, bien sûr... il me faut Continuer à
développer
mon travail de peinture, continuer à l’enrichir de
créations, de découvertes, de
nouveautés.
Lui adjoindre d’autres techniques vers d’autres
horizons
intellectuels et géographiques.
NHM :
Quels sont tes client les plus fréquents ?
FM :
Mes acheteurs sont très divers... des collectionneurs
privés,des entreprises,des institutions
d’état, et
puis mes voisins et amis.
NHM :
Pour terminer, une question mille fois posée... qu'est-ce
qui fait avancer Frédérique Marteau ?
FM :
Le plus important à mes yeux sont mes deux enfants, peindre
et... mon Amour.